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Contexte
Les ONG font face à des cyberattaques automatisées, du rançongiciel aux campagnes de fuites, alors que leurs financements baissent. Protect.ngo, basée à Genève, surveille ces menaces et aide les organisations à se défendre.
L’essentiel
Plus de 50 représentants d’ONG, dont Trial International et Terre des Hommes, ont signé une lettre ouverte appelant gouvernements et donateurs à renforcer la résilience du secteur. Stéphane Duguin, directeur de Protect.ngo, figure parmi les signataires.
Dans un entretien à Geneva Solutions, il estime que l’IA accélère les menaces en augmentant la vitesse, l’échelle et la portée des attaques.
Les chiffres clés
- Attaques recensées par Protect.ngo depuis novembre 2018 : 1050.
- Organisations touchées dans le monde : plus de 900.
- Signataires de la lettre ouverte : plus de 50 représentants d’ONG.
- Part des budgets de projets allouée aux frais généraux : de 7 à 20 %.
Ce que ça change pour les entreprises
Selon Stéphane Duguin, les ONG vivent sous le « seuil de pauvreté cyber ». La part des frais généraux accordée par les donateurs ne permet pas de financer une stratégie de résilience numérique.
Les positions
La lettre évoque une fenêtre de 6 à 12 mois avant que des modèles d’IA avancés, comme Mythos d’Anthropic, deviennent accessibles au public à bas coût. Stéphane Duguin juge le financement de la société civile genevoise détruit à des niveaux sans précédent.

