⏱ 2 min de lecture
Contexte
Le canton de Genève vise un taux de canopée de 30 % d’ici 2070. La canopée désigne la surface couverte par la cime des arbres. Elle aide à rafraîchir la ville lors des fortes chaleurs. Des chercheurs de l’université américaine Harvard ont étudié pendant deux ans l’arborisation du Grand Genève.
L’essentiel
La Graduate School of Design de Harvard a présenté son étude sur les forêts urbaines à Genève, lors des Rendez-vous de l’urbanisme. La présentation a eu lieu dans le nouvel auditorium du groupe Pictet. Le projet a été rendu possible par la Fondation La Gara, présidée par Rémy Best.
Selon Léman Bleu, la couverture arborée du canton atteint environ 22 %. Mais elle reste très inégale selon les quartiers. Entre 2013 et 2023, elle n’a progressé que d’un pour cent. Les chercheurs proposent une « mosaïque forestière » : un réseau de forêts à l’échelle du territoire. Ils comparent les arbres à une infrastructure, comme l’eau ou l’électricité. Ils recommandent aussi de diversifier les essences, car certains érables pourraient souffrir de la hausse des températures.
L’étude s’appuie sur la règle « 3-30-300 ». Chaque habitant devrait voir trois arbres depuis son logement, vivre dans un environnement couvert à 30 % et habiter à moins de 300 mètres d’un parc.
Les chiffres clés
- 30 % : objectif de canopée du canton d’ici 2070
- 22 % : couverture arborée actuelle, environ
- 1 % : progression de la canopée entre 2013 et 2023
- 7,5 % : part des habitants qui remplissent les critères « 3-30-300 »
Les positions
- Nicolas Walder (conseiller d’État genevois) : il salue cet apport académique et invite à voir la canopée comme une « infrastructure vivante ».
- Sarah Whiting (doyenne du département d’architecture de Harvard) : le canton doit revoir sa stratégie, même si ses efforts sont reconnus.
- Rémy Best (président de la Fondation La Gara) : l’arbre ne sert pas qu’à embellir, il sert aussi à rafraîchir.
La suite
- Les recommandations doivent être présentées aux autorités genevoises, selon Léman Bleu.

