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Contexte
La caisse de pension des fonctionnaires de Bâle-Ville (PKBS) possède cinq immeubles centenaires au boulevard Carl-Vogt, à Genève. Pour les rénover, elle a résilié les baux à durée indéterminée d’une cinquantaine de locataires. L’Association suisse des locataires (ASLOCA) a négocié avec le propriétaire.
L’essentiel
L’ASLOCA et la PKBS ont trouvé un accord, annoncé le 28 octobre 2026 selon l’ATS reprise par La Télé. Les locataires restent libres d’y adhérer ou non.
Ceux qui le souhaitent pourront revenir dans leur appartement après les travaux. La PKBS proposera des logements temporaires et prendra en charge la différence de loyer et les frais de déménagement. Les loyers seront ensuite plafonnés pendant cinq ans, selon la loi genevoise sur les démolitions, travaux et rénovations des maisons d’habitation (LDTR).
Le plafonnement passe à dix ans pour les cas de rigueur et devient définitif pour les plus de 75 ans. Ceux qui partent recevront trois offres de location de la régie Naef et une indemnité forfaitaire. L’accord a été signé le 2 novembre.
Les chiffres clés
- 5 : immeubles concernés au boulevard Carl-Vogt
- Une cinquantaine : locataires dont le bail a été résilié
- 5 ans : plafonnement des loyers après travaux, 10 ans pour les cas de rigueur
- 75 ans : âge au-delà duquel le plafonnement est définitif
- 6 mois : délai maximal pour quitter l’appartement après l’autorisation de construire
Ce que ça change pour les entreprises
- Propriétaires institutionnels : l’accord se veut un modèle pour d’autres rénovations, selon le canton.
- PKBS : elle espère obtenir rapidement l’autorisation de construire, les signataires renonçant à recourir.
Les positions
- Nicolas Walder (conseiller d’État chargé du territoire) : les rénovations doivent se faire « avec les locataires et non contre eux ».
- Rudolf Rechsteiner (délégué du conseil d’administration de la PKBS) : l’accord coûte, mais évite une longue procédure judiciaire.

