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Airbnb à Genève : un numéro officiel pour contrôler les 90 nuitées

Le jeudi 5 novembre 2026, le Grand Conseil genevois a adopté une motion amendée sur les locations de courte durée.

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Contexte

À Genève, la location d’un logement entier est limitée à 90 jours par an depuis 2019. Au-delà, il s’agit d’un changement d’affectation, en principe interdit. Le Tribunal fédéral a confirmé cette limite. Les abus restent pourtant difficiles à repérer, en pleine pénurie de logements.

L’essentiel

Le jeudi 5 novembre 2026, le Grand Conseil genevois a adopté une motion amendée sur les locations de courte durée. Le député indépendant Marc Saudan demandait un recensement complet des annonces, une autorité de surveillance et un rapport public sous six mois.

La majorité a refusé de créer un nouvel organe. Seule subsiste la demande d’un rapport d’évaluation sous douze mois. Le Conseil d’État veut agir par voie réglementaire, sans révision de loi.

Chaque bien loué recevra un numéro officiel, affiché par les plateformes. Au seuil des 90 nuitées, un signal partira vers l’Office cantonal du logement et de la planification foncière et la police du commerce. L’obligation d’annoncer les hôtes étrangers, réservée aujourd’hui aux hôtels, sera étendue à tous les loueurs.

Les chiffres clés

  • 90 nuitées : plafond annuel de location d’un logement entier
  • Plus de 2600 : annonces touristiques, selon les motionnaires cités par Le Temps
  • 2447 : annonces recensées à Genève en septembre 2026 par le site Inside Airbnb, selon Léman Bleu
  • Moins de 300 : logements potentiellement retirés du marché, selon le Conseil d’État en octobre 2025
  • 1 : procédure administrative aboutie depuis 2018, avec une amende de 39 000 francs
  • 65 voix contre 31 : vote de la motion amendée

Ce que ça change pour les entreprises

  • Plateformes de réservation : elles devront afficher le numéro officiel de chaque logement.
  • Loueurs : tous devront annoncer leurs hôtes étrangers, comme les hôtels.
  • Hôteliers : ils dénoncent depuis longtemps une concurrence déloyale et un manque de contrôles.

Les positions

  • Ana Roch (députée MCG) : « Chaque logement compte. »
  • Diane Barbier-Mueller (députée PLR) : elle redoutait une nouvelle « usine à gaz ».
  • Xavier Rey (président de la Société des hôteliers de Genève) : « Nous sommes face à un trou noir. »
  • Nicolas Walder (conseiller d’État chargé du territoire) : un crédit a déjà été voté pour développer ces outils.

La suite

  • Rapport d’évaluation du Conseil d’État attendu d’ici novembre 2027.
  • La date de mise en service du système n’est pas encore fixée, selon Léman Bleu.

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Sources

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