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Ligne du Tonkin : Genève soutient la réouverture, la France hésite

Le vendredi 6 novembre 2026, le Grand Conseil genevois a accepté une motion par 78 voix contre 12 et 1 abstention.

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Contexte

La ligne du Tonkin relie Saint-Gingolph (VS) à Evian-les-Bains, en Haute-Savoie. Ce tronçon de 17,8 km est désaffecté depuis 1998. Il constitue le chaînon manquant d’une desserte ferroviaire au sud du Léman. Le Valais a déjà voté un crédit en mars 2024.

L’essentiel

Le vendredi 6 novembre 2026, le Grand Conseil genevois a accepté une motion par 78 voix contre 12 et 1 abstention. Elle demande au Conseil d’État de promouvoir activement la réhabilitation de la ligne.

Selon ses partisans, la ligne offrirait une liaison directe entre le Valais et Genève par la rive sud. Elle délesterait la ligne saturée du Nord-Léman via Lausanne, vulnérable aux incidents. La plateforme existe déjà, sans expropriation, et le trafic serait réservé aux passagers.

Les travaux comprennent la remise en état, la sécurisation de 17 passages à niveau et l’électrification de la voie unique. La route côtière du Chablais voit passer environ 14 000 véhicules par jour.

Les chiffres clés

  • 17,8 km : longueur du tronçon à réhabiliter
  • 300 millions d’euros : coût estimé des travaux
  • 22,8 millions de francs : crédit voté par le Valais en mars 2024
  • 78 voix contre 12 : vote de la motion au Grand Conseil
  • 14 000 véhicules : trafic quotidien sur la route côtière

Les positions

  • Cyril Mizrahi (député socialiste, rapporteur) : la ligne représente « un intérêt clair pour Genève et sa région ».
  • Guy Mettan (député UDC, auteur de la motion) : Genève se saisit « enfin de cette problématique ».
  • MCG : la ligne est « une utopie », le parti veut d’abord penser aux Genevois.
  • Pierre Maudet (conseiller d’État chargé des mobilités) : accueil favorable, avec une réserve sur le désintérêt de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

La suite

  • Côté français, plusieurs études portent sur la fréquentation, le financement et la desserte, selon le sénateur Cyril Pellevat.
  • La Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui décide pour le rail côté français, n’est pas intéressée à ce stade.

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Sources

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